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Park In-kyung
Née en 1926 en Corée, Park In-kyung se forme à l’université féminine Ewha de Séoul. Au sein de la section de peinture orientale, elle acquiert les bases d’une peinture figurative à l’encre. Très tôt, elle cherche à dépasser les codes de l’enseignement académique et à développer une expression plus personnelle. Sa rencontre avec l’œuvre de Lee Ungno en 1949 - qui deviendra son époux - constitue pour elle une révélation et marque le début d’une recherche fondée sur la liberté du geste et la simplification des formes.
Installée en France à la fin des années 1950, elle poursuit son activité au sein de l’Académie de peinture orientale de Paris, fondée par Lee Ungno en 1964. Tout en consacrant une part importante de son temps à l’Académie et à sa famille, Park In-kyung continue néanmoins de peindre et développe une œuvre d’une grande richesse. Celle-ci se construit dès lors dans un dialogue entre l’héritage de la tradition coréenne et la modernité occidentale.
Fidèle à ses racines, Park In-kyung fait de l’encre un véritable langage pictural. Avec l’encre, le lavis occupe également une place centrale dans son œuvre, marquée par une oscillation entre figuration et abstraction. Au cours de sa carrière, Park In-kyung fait évoluer son langage pictural, explorant les possibilités d’expression du trait et du lavis, ainsi que les effets de matière et de densité.
À partir des années 1960, son travail intègre des éléments du tachisme ainsi que des formes inspirées de la nature et de l’art populaire coréen. Dans les années 1980, l’écriture devient un élément important de ses compositions : des fragments de journaux, de romans, de textes bibliques et de ses propres poèmes sont intégrés pour leurs qualités visuelles et matérielles. Peu à peu, ces écritures se transforment en paysages évocateurs, traversés de chemins et de cours d’eau.
La relation entre le vide et le plein constitue un thème central de son œuvre, selon un principe fondamental de la peinture traditionnelle asiatique. Au fil des années, ses compositions deviennent de plus en plus denses, l’encre et la couleur saturant progressivement la surface, tandis que le noir prend une place prépondéran et devient, selon l’artiste, l’expression du vide et de l’absence.
Sa démarche se caractérise par une remarquable continuité dans l’expérimentation artistique. De la calligraphie à l’abstraction, du paysage à l’écriture, du lavis aux compositions saturées d’encre, Park In-kyung n’a cessé de renouveler son langage artistique tout en conservant un lien profond avec la tradition coréenne. Pour elle, l’art est une découverte, une recherche intime où le geste, la matière et la nature sont autant de langages de la pensée et de l’émotion. Ses paysages ne sont ainsi pas de simples représentations de la nature, mais des espaces de contemplation et d’expression de l’intériorité.
![]() Park In-kyung© Philippe Matsas |
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![]() March, 2017Encre et couleurs sur papier hanji - 16 x 16 cm |
![]() Sans titre, 2019Encre et couleurs sur papier hanji - 25 x 20 cm |
![]() Sans titre, 2024Encre et couleurs sur papier hanji - 25,2 x 25 cm |
![]() Birds 4, 2024Encre sur papier hanji - 50 x 50 cm |
![]() Woodpigeon, 2024Encre sur papier hanji - 50 x 50 cm |
![]() Galets, 2024Encre sur papier hanji - 50 x 50 cm |






